Nos savoir-faire 2018-02-28T08:48:45+00:00

Nos savoir-faire

Le métier de fabricant de chisteras nécessite de rassembler au moins 3 professions :
– l’ébénisterie pour le travail de l’ossature et des côtes des instruments en châtaignier. Il faut choisir les tiges de 5 à 6 ans avec beaucoup de discernement, les récolter dans les bonnes conditions de température et de lune. Puis les travailler en les coupant en 4 et en extrayant les lames qui seront les côtes de l’instrument.
– la vannerie pour remplir les vides avec les éclisses d’osier qui ont été effilées et calibrées;
– la sellerie pour le cuir de vachette ou de chèvre qui assure le maintien de la main et qui est cousu dans la dernière étape de la fabrication.

On voit la porte de l'atelier sur la rue, le banc des visiteurs, un corde de piments d'Espelette, plusieurs xisteras, un xare.

Ébenisterie

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Le travail du bois de châtaignier exige du bois de qualité et  beaucoup de doigté pour extraire les armatures et les lattes ou côtes qui feront l’ossature des chisteras. Une fois écorce et bois central enlevés et après équarrissage, dix pour cent à peine du bois entier est utilisé.
Du matériel adapté est nécessaire comme notre banc de tonnelier hérité de nos anciens.

Vannerie

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Une fois l’armature formée, il faut préparer les éclisses d’osier puis tresser en garnissant l’armature de bois.
Un rabot fixe mis au point il y a longtemps permet d’amincir les tiges d’osier brutes et de les calibrer.
Les éclisses ainsi obtenues sont passées alternativement au travers de l’armature. Il faut tasser au fur et à mesure.
En comparaison des techniques de tissage des tissus le bois constituerait la chaine et l’osier serait la trame.

Sellerie

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La dernière étape consiste à fabriquer la partie du chistera dans laquelle la main va s’insérer et permettre au pilotari de jouer. Il faut découper les pièces de cuir selon des patrons adaptés aux différentes mains puis les coudre avec notre machine centenaire et enfin ajuster l’ensemble sur le chistera.